Accueil » expositions » Cycloïdes – exposition de Jean-Baptiste Audat

AFFICHE--8web

Jean-Baptiste Audat

Cycloïdes

L’exposition est ouverte au public du mercredi au dimanche inclus, de 15h à 19h, jusqu’au 30 juin.

Jean-Baptiste Audat

Cycloïdes

Telle la métaphore des gros cailloux, de grands disques construisent l’espace de La Menuiserie, matière et mots protégés dans la transparence de leur coque de plexi glace : Le cercle, le visage,   le masque, la double face, visible et cachée, la bipolarité du monde et du regard, le tourbillon, la spirale cycle de vie.

Des carrés de couleurs vives leur répondent dans ce premier champ de vision du visiteur.

Art et architecture[1]. C’est le fondement de la galerie Art-cade à Marseille et du travail de Jean-Baptiste Audat, artiste attentif au lieu et traces laissées par ses prédécesseurs.

Omniprésent, objet du passé revisité, le livre : le livre ouvert, le livre absent, le livre vide, le livre matière recyclée et sculptée ou recomposée comme ces papiers qui ponctuent le quotidien des comptes de la vie de l’artiste (relevés des dépenses, des impôts versés).

Les mots sont là, visibles ou cachés.   Au cours de l’accrochage certains reviennent, grille, alvéoles de l’abeille, pleines ou vide, mouchurabieh, canevas, fil, couleur, géométrie, chalumeau, déformation, écriture, mémoire, lien, prière, don.

Les mots du philosophe   Pierre Manuel,   dans sa grille de lecture du travail au fil de la vie de Jean-Baptiste Audat leur font écho :

Afrique fantôme, plier, déplier, (plisser), doubles, gants, éventails, l’un et ses multiples, jungles, mémoires, livres, paroles…

« A la bibliothèque nationale, les bibliothécaires nomment fantômes la plaquette de carton mise à la place du livre communiqué au lecteur »… Un livre fantôme, un livre manquant ; Un espace en creux, investi puis vidé… Je regarde le travail de Jean-Baptiste Audat : une tentative sans cesse relancée de faire de cette vacances une chose, sa chose – un territoire, une communauté, une œuvre…/… Tout part d’une situation biographique souvent évoquée par Jean-Baptiste Audat : le long séjour pendant son enfance et son adolescence, dans des pays d’Afrique…/… Puis, l’arrachement, situation difficile, contradictoire d’entre deux mondes, deux rives, qui n’appartient pas à l’exil ou à l’exode ; ni au tourisme, ni à l’ethnologie, ni aux relations coloniales de domination.

Les œuvres parlent de l’Afrique de l’Afrique et celle de Marseille, celle intemporelle que l’on garde en soi et celle qui nomadise et se transforme dans ses errances, les Afriques parcourues du Nord au Sud, de l’Ouest à L’Est, du passé au récent, et du présent au passé, lucidement, sensuellement, comme si elles disaient quelque chose de la vérité de l’homme au delà des frontières

(à partir du texte de Pierre Manuel [2])

[1] Gallerie Art-cade : voir ARCHIST

[2] Parcours à Aix en Provence en 2007 : Atelier Cézanne « Incandescences »; Galerie Bercker « Bulles »; Brasserie de la Mairie « Écumes » ; École Supérieure des Beaux Arts « Perturbations »

 

Bibliographie et expositions

Œuvres

IMG_8015-carre IMG_7871-carre

IMG_7936-carre IMG_7916-carre